Jaune Toujours 30 ans sur scène: Certaines semaines sentent les gares

Cette semaine. Différentes années. Même groupe. 30 ans sur scène. Basé à Bruxelles. Jaune Toujours.
Certaines semaines sentent les gares, les câbles mouillés, le café des coulisses et la pluie printanière.
1998 Botanique. La saison des conférences de presse. Avant le concert, place aux discussions.
1999 Gérardmer. Coupures de presse françaises. Panneaux routiers indiquant le sud.
2000–2001 Ancienne Belgique. Mano Mundo. Ondes radio et boue des festivals.
2005 Londres. Oxford. Les studios de la BBC bourdonnent doucement avant que le voyant rouge ne s’allume. Des ingénieurs du son penchés sur leurs consoles comme des pilotes d’avion. Oxford Folk Festival. Un bar-cave bondé. La foule danse sous terre comme une chaudière sur le point d’exploser.
2009 Concerts à la Fnac. Des chansons coincées entre les rayons de livres et les clients qui passent.
2011–2012 Rochefort. Bruges. Les journées Afrobelbeat avec le Gangbé Brass Band. Les cuivres bruxellois rencontrant les rythmes béninois à mi-chemin dans les airs.
2014 De nouveau l’Airbag Festival. Partager la scène avec Ik en den Theo. Même airbag, pression différente.
2020 Diffusions en ligne pendant le confinement. Des concerts à travers des objectifs et des câbles à fibre optique. De minuscules pièces redevenant des scènes éphémères.
2019 ViaVelo Palestina. La musique là où se trouve la solidarité.
2024 Un tout autre genre de scène : le tournage de Dimanche. Des drapeaux. Une friche urbaine. L’énergie du carnaval débordant sur le béton.
Différentes villes. Différentes salles. Même rythme. Toujours en route. Toujours en train d’enregistrer. Toujours en train de construire de petits mondes partout où nous atterrissons.
Des lieux différents. La même semaine, étirée dans le temps. Nous n'archivons pas le passé. Nous le portons en nous. Toujours en train de jouer. Toujours en mouvement. Toujours ouverts à la pièce suivante.



















